Économie

« Made in Italy »: onze noms du luxe soupçonnés d'exploitation

16.07.2026 19h39

"Made in Italy": onze noms du luxe soupçonnés d'exploitation

Des perquisitions ont eu lieu chez onze noms italiens du luxe soupçonnés d'exploitation. (image symbolique)

Photo: KEYSTONE/TI-PRESS/MARIA LINDA CLERICETTI

Des perquisitions ont été menées par la police italienne aux sièges de onze marques de luxe, dont Chanel, Bulgari et Etro, soupçonnées d'avoir fait appel en Italie à des sous-traitants exploitant des ouvriers chinois, a-t-on appris jeudi.

Les autres marques visées par ces soupçons sont Brunello Cucinelli, Moncler, Jacob Cohen Company, Owenscorp Italia, Goyard Italie, F.Vl, Stefano Ricci et Brandart, a indiqué à l'AFP le procureur milanais Paolo Storari, confirmant une information du quotidien économique Il Sole 24 Ore.

La grande enquête dirigée par le procureur de Milan, qui a déjà révélé des violations en matière de salaires et de conditions de travail dans des ateliers italiens, avait été élargie fin 2025 à treize grands noms du luxe dont Prada, Givenchy ou Dolce & Gabbana.

Le ministre de l'Industrie Adolfo Urso avait pris l'an passé la défense de ces géants du luxe, estimant que la réputation du made in Italy était 'attaquée'.

Logements insalubres

Toutes ces marques sont soupçonnées d'avoir laissé des sous-traitants recourir à des ateliers employant des ouvriers chinois soumis à des conditions contraires au droit du travail et logés pour certains dans des logements insalubres.

Plusieurs marques haut de gamme, parmi lesquelles Loro Piana, spécialiste du cachemire, ont été placées temporairement sous administration judiciaire en Italie en raison de préoccupations concernant les conditions de travail des sous-traitants.

Ces mesures ont toutes été levées à la suite des efforts consentis par ces marques pour mieux contrôler leur chaîne d'approvisionnement.

/ATS