Genève

Centaine de manifestants contre la hausse des taxes universitaires

29.09.2026 19h36

Centaine de manifestants contre la hausse des taxes universitaires

Le gouvernement présidé par la ministre de l'éducation Anne Hitpold veut augmenter les taxes universitaires dès 2027 à Genève (archives).

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

'C'est notre université qui est visée'. Un peu plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées mardi soir contre la hausse prévue des taxes universitaires à Genève, deux jours après le rejet de coupes dans la dotation de la HES-SO Genève.

Le projet de budget dévoilé il y a deux semaines par le Conseil d'Etat 'fragilise l'éducation supérieure', a affirmé une membre de la Conférence universitaire des associations d'étudiant.e.x.s (CUAE). Il prévoit notamment une augmentation d'environ 40% des taxes universitaires. 'Une goutte d'eau' dans le trou de 546 millions de francs anticipé par le Conseil d'Etat, selon la CUAE. Le Grand Conseil avait déjà rejeté une approche semblable en 2025.

Aux côtés de la faîtière des étudiants de l'Université de Genève (UNIGE), ceux de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale de Genève (HES-SO Genève), de même que le personnel de cette institution, étaient représentés. Surfant sur leur succès en votation dimanche contre une diminution de deux millions de l'indemnité du canton à leur entité, ils ont déploré l'augmentation des taxes déjà en vigueur chez eux. Davantage encore que la progression prévue pour l'université.

De son côté, la présidente du gouvernement Anne Hiltpold fait remarquer que les taxes universitaires à Genève 'n'ont pas été augmentées depuis 30 ans' et qu'elles sont les moins élevées de Suisse. Elle plaide pour un alignement sur les cantons romands.

Le rassemblement de mardi constituait aussi une dernière répétition avant la manifestation de jeudi soir de la fonction publique et du secteur subventionné contre le plan d'économies du Conseil d'Etat. Autour des représentants des étudiants, les centrales et faîtières syndicales battaient le rappel de la rue.

Leurs dirigeants ont peu goûté la diminution de 20% de l'impôt sur la fortune votée récemment en commission au Grand Conseil, quelques jours avant le projet de budget. Les députés 'se foutent de nous', a lancé le président du Cartel intersyndical de la fonction publique et du secteur subventionné, Terence Wenger. Un préavis de grève d'une demi-journée a déjà été validé pour le 26 novembre.

/ATS