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US: Perquisition au domicile de l'élue Ilhan Omar, cible de Trump

12.10.2026 20h24

US: Perquisition au domicile de l'élue Ilhan Omar, cible de Trump

Ilhan Omar, figure de l'aile gauche du Parti démocrate, d'origine somalienne, est régulièrement visée par des attaques personnelles du président Donald Trump (archive).

Photo: KEYSTONE/AP/Adam Gray

Des agents fédéraux ont perquisitionné lundi le domicile à Washington d'Ilhan Omar, une élue démocrate régulièrement visée par les attaques personnelles de Donald Trump. De son côté, elle a dénoncé une 'campagne d'intimidation' de la part du président américain.

La perquisition visant cette figure de l'aile gauche du Parti démocrate, d'origine somalienne, intervient à trois semaines d'élections cruciales de mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour les républicains, le parti du président.

Les commentateurs relèvent que le ministère de la Justice s'abstient généralement d'actions de ce type impliquant une élue à moins de 60 jours du scrutin, auquel Ilhan Omar est candidate dans le Minnesota (nord) pour un nouveau mandat à la Chambre des représentants, où elle siège depuis 2019.

'Nous savons que cette enquête a commencé il y a un moment. Il y a eu un mandat de perquisition exécuté ce matin et c'est tout ce que je dirai', a déclaré M. Homan, interrogé sur la chaîne Fox News, confirmant cette information rapportée par les médias américains.

En septembre, il avait confirmé l'existence d'une enquête des services d'immigration sur Mme Omar, sans autre précision.

La perquisition de lundi, menée par des agents du service d'enquêtes du ministère de la Sécurité intérieure, est liée à une enquête sur les conditions de l'acquisition de la nationalité américaine par Ilhan Omar, 44 ans, arrivée enfant aux États-Unis de Somalie avec sa famille, rapporte notamment Fox News.

Elle porte en particulier les documents présentés à l'époque par son père, décédé depuis, selon les mêmes sources.

'Je vais bien', a réagi Ilhan Omar sur X à la mi-journée.

'Depuis dix ans, Trump me cible avec des mensonges sans fondement et des campagnes de diffamation. Ceci n'est que la dernière escalade dans sa campagne d'intimidation politique. Je ne me laisserai pas réduire au silence', a assuré l'élue, très critique de la politique d'arrestations et d'expulsions d'immigrés en situation régulière de l'administration Trump, notamment dans son État du Minnesota.

'Instrumentalisation'

Sollicités par l'AFP, les ministères de la Justice et de la Sécurité intérieure n'ont pas répondu dans l'immédiat.

Les dirigeants de la minorité démocrate à la Chambre, dont son chef, Hakeem Jeffries, ont de nouveau dénoncé 'l'instrumentalisation du gouvernement fédéral contre les adversaires de Donald Trump'.

La semaine dernière, Donald Trump a lancé une nouvelle salve d'attaques contre la communauté somalienne du Minnesota, la plus importante des États-Unis, soit quelque 80'000 personnes, affirmant que 'les immigrants somaliens étaient en train de prendre le contrôle de l'État'.

Il avait appelé sur son réseau Truth Social les habitants du Minnesota à 'riposter', sans autre précision, estimant que 'les Somaliens ne devraient pas s'en sortir comme ça'.

Le président américain faisait visiblement allusion à une vaste fraude aux aides sociales dans laquelle sont impliqués des membres de la communauté somalienne du Minnesota.

/ATS